22/07/2007

Réponses du MR

 

Je fais suite à votre courrier électronique
qui a retenu toute mon attention.

L’hostilité envers les homosexuels est
un phénomène bien ancré dans notre société.
Comme pour toutes les attitudes fondées
sur les préjugés ou la haine, telles le sexisme,
le racisme ou l'antisémitisme, l'homophobie ne
repose sur aucun fondement sérieux et provient
de l'impossibilité de se représenter la différence,
l’altérité étant perçue comme une menace pour les
individus et, par extension,
pour la société en général.

Certains mouvements laïques ou religieux
affirment que la reconnaissance de l’homosexualité
et son inclusion dans les lois ou dans la société
en général mettront en péril la reproduction
de la race humaine. L’homophobie a aussi souvent
comme prémisse que l'homosexualité est inférieure,
anormale et marginale.

Le MR a une approche totalement différente
basée sur des valeurs d’égalité et de liberté.

Pour le MR, la liberté est primordiale.
L’homme n’est pas constitué dès sa naissance,
il se construit et s’épanouit tout au long de sa vie.
Personne n’a le droit ni d’interférer dans ses choix
ni de lui imposer des croyances, une morale
ou une manière de vivre. L’action du MR est
donc principalement une action de lutte contre
les discriminations, quelles qu’elles soient.

Au cours de la prochaine législature, le MR
continuera d’œuvrer pour éradiquer toutes les
discriminations et tous les comportements dénigrants
à l’égard de certaines catégories de la population
ou de certains individus. Je me permets de vous
suggérer de parcourir notre programme sur le site

www.elections2007.be ( onglet D.9)
afin de vous convaincre, si tel n’était pas encore
le cas, de la véracité et de la sincérité
de mes propos.

En ce qui concerne le vote, sous cette législature,
des lois sur le mariage homosexuel et sur
l’homoparentalité, je tiens à préciser que le MR
a considéré qu’il s’agissait de questions de
conscience personnelle et n’a par conséquent pas
imposé de consigne de vote à ses mandataires.
Les parlementaires MR ont eu la liberté de vote tant
à la Chambre qu’au Sénat, contrairement à ce qui
s’est passé dans certains autres partis.
Quelques mandataires MR se sont ainsi prononcés
en faveur de ces propositions de loi.

Pour ce qui est de l’homoparentalité, personnellement,
dès le début de la discussion sur ce thème de société,
j’ai estimé que le débat sur l’adoption d’enfants
par des couples homosexuels n’était pas mûr.
L’examen des questions soulevées par ce débat aurait
gagné à être poursuivi, afin que toute la société
puisse y être associée. A l’heure où l’on parle trop
souvent du décalage entre la politique et les citoyens,
je ne suis pas certain qu’il y ait, encore aujourd’hui,
une acceptation sociale suffisante sur ce thème.

Personnellement, je pense que, dans l’intérêt de
l’enfant, des droits et des devoirs parentaux
devaient être accordés au conjoint ou au cohabitant,
pour peu que l’enfant ait un lien biologique ou adoptif
avec un des membres du couple homosexuel.
Dans cette optique, plusieurs députés fédéraux ont
d’ailleurs proposé de créer une nouvelle catégorie
de tutelle, ouverte au conjoint ou au cohabitant du
parent de l’enfant. L’avantage de cette tutelle était
de répondre à des préoccupations légitimes
(telles que conférer des droits comparables
à tous les enfants, quelle que soit la structure
familiale au sein de laquelle ils évoluent)
sans pour autant établir un lien de filiation.

dreynnders

Didier REYNDERS

14:46 Écrit par _ Un gay | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, gay, mr